
Le Fort National, ancienne base militaire servant aujourd’hui de commissariat de police à l’unité spécialisée Brigade d’Opération et d’Intervention Départementale (BOID) situé dans le quartier populaire portant le nom du Fort, subit depuis plusieurs jours des attaques constantes en cascade. Selon la clameur publique le groupe armé Vivre Ensemble est l’architecte de ces attaques.
Cette situation d’insécurité a poussé de nombreuses familles à abandonner leur domicile pour se réfugier chez des amis ou des proches parents vivant dans des quartiers plus ou moins calmes et qui n’ont pas encore été attaqués. Il faut également noter que de nombreuses maisons ont été incendiées créant la terreur dans cette zone.

Ces attaques ne sont pas restées sans résistance puisque les policiers du commissariat ont riposté et sont accompagnés dans ces accrochages par certains habitants du quartier, baptisés de brigadiers. Ces derniers sont munis de toutes les armes dont ils peuvent se servir pour la défense du quartier et particulièrement le Fort national.
Face à l’ampleur de cette situation intenable, des renforts militaires ont également été dépêchés. L’Unité de sûreté générale du Palais national (USGPN) et l’Unité de sécurité présidentielle (USP) ont apporté leur solidarité aux policiers de la base du Fort National. Compte tenu de la capacité et de l’importance stratégique de ce fort dominant la partie basse de la ville et notamment le Palais national, la police nationale ne peut pas commettre l’erreur de perdre le contrôle de ce site militaire historique au profit des bandes armées qui occupent désormais la majeure partie des territoires de ce quartier populaire.
Le mercredi 19 février 2025, un agent de la Brigade de lutte contre le trafic de drogue (Blts), Steeve Emmanuel Laguerre plus connu sous le nom de Fito, et un membre de la brigade d’autodéfense ont été tués et plusieurs personnes blessées à la suite de cet affrontement.