2002/2022 : Collectif Non 20 ans après

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Wycleff Jean

Ou mèt abiye yon bourik jan w abiye l

Depi l midi fòk li hanni Hihan Hihan

 

Entre 2001 et 2004, des « artistes et intellectuels » haïtiens à la solde des fossoyeurs internationaux étaient très actifs politiquement. Pendant près de trois ans, il ne se passa pas une semaine sans qu’ils ne déambulassent dans les rues de la capitale crachant leur haine viscérale contre le régime du Président Jean Bertrand Aristide. Collectif Non, ainsi se nommait la version intellectuelle et artistique de ce consortium de narco trafiquants, de contrebandiers, de transfuges politiques, d’agents de l’international et de mafias de tout acabit baptisé GNB.

Des artistes et des intellectuels ont leur Grenn Nan Bouda tout aussi bien que leur bon sens et leur nationalisme. GNB, ainsi se nommait le vaste mouvement parrainé par ces mêmes fossoyeurs qui ont concocté et financé le parricide du Pont Rouge ainsi que tous les mouvements de fragilisation qu’a connus Haïti depuis le 17 octobre 1806. Tandis que les assaillants à la solde de l’IRI se préparaient depuis la République Dominicaine pour venir assassiner, incendier et piller, en Haïti, intellectuels aliénés et artistes schizophrènes du Collectif Non s’activaient.

Leurs tentacules s’étaient étendues jusqu’en terres étrangères. Ainsi des artistes et des  intellectuels d’origine haïtienne de renommée internationale supportaient la déstabilisation sous couvert de mouvement anti-Aristide. Les musiciens Wycleff Jean aux Etats-Unis et Luck Mervil au Québec exprimaient leurs « appréhensions face à la situation en Haïti caractérisée par la répression des manifestations anti-gouvernementales emmenées par les étudiants ». C’est pour dire qu’à cette époque ils étaient si bien informés.

Le rappeur haïtiano-américain de renommée mondiale, Wycleff Jean, s’était montré très préoccupé par les violences exercées contre les étudiants en Haïti qui manifestaient contre le président Jean Bertrand Aristide. Dans une interview exclusive à Radio Métropole depuis New-York, le mercredi 8 janvier 2004, l’ancien band leader de « Fugees » avait appelé au respect du droit des jeunes. Wycleff Jean s’était dit choqué de voir à CNN la police frapper les étudiants qui réclamaient le départ du Président Aristide. Le musicien affirmait que les policiers n’avaient aucun droit de s’en prendre violemment aux jeunes.

Les étudiants, manipulés par André Apaid, lui-même pion de l’impérialisme américain manifestaient régulièrement contre le Pouvoir depuis l’assaut donné à l’Université par ses partisans, le 5 décembred’avant. Cette attaque avait fait une trentaine de blessés dont le recteur qui avait eu les jambes fracturées. L’artiste canado-haïtien, Luck Mervil, s’était dit également préoccupé par la situation en Haïti où le pouvoir réprimait les manifestations de l’Opposition.

Le célèbre musicien et homme de théâtre, rentré expressément pour prendre part activement aux mouvements de déstabilisation de passage au pays, souhaitait un véritable changement notamment sur le plan démocratique. Au cours d’une émission à Radio Métropole, le mercredi 8 janvier, Luck Mervil s’était réjoui de l’unité au sein de la société haïtienne pour un changement de régime politique. Il s’était dit impressionné par la diversité des couches sociales qui réclamaient le départ du Président Aristide.

Luck Mervil rentré à cette fin exclusivement a participé, mercredi, à Port-au-Prince, à une marche convoquée par la Plate-forme Démocratique qui regroupait les partis de l’Opposition, les organisations de la Société Civile et les étudiants. Cette manifestation qui avait bénéficié d’une couverture policière avait été violemment dispersée par des partisans armés du pouvoir aidés de policiers en civil. Cette intervention avait fait au moins deux (2) morts et près d’une trentaine de blessés par balles.

Théodore Beaubrun Junior

Des artistes haïtiens très connus tels Théodore Beaubrun Junior, Lionel Trouillot et Syto Cavé participaient régulièrement aux manifestations anti-gouvernementales. Ils avaient formé le Collectif Non pour dénoncer l’instauration d’une « féroce dictature » en Haïti. Fort heureusement près de 20 ans après tout va bien chez madame la Marquise. Plus de violence dans les rues. A Martissant, les enfants vont à l’école en paix. Personne n’est enlevée à la Croix-des Bouquets. Pas d’étudiants ni de professeurs abattus par les sbires à la solde du système.

Pas de juge empoisonné par les pouvoirs post Lavalas. Plus de journalistes disparus ni assassinés ni forcés de prendre la poudre d’escampette. Fort heureusement l’histoire a toujours eu raison des escrocs déguisés en sauveurs. Sept ans après allait s’abattre sur le pays le séisme hautement destructeur du 12 janvier 2010. Une aubaine pour Wycleff Jean et Luc Merville et leurs collègues, escrocs patentés. 12 janvier 2010, il ne saurait exister de meilleures occasions pour ces détrousseurs de se tirer d’affaires et ce à coup de millions.

Le malheur des victimes du tremblement de terre du 12 janvier a fait de Wycleff et Luc Mervil de nouveaux millionnaires. Ce fut le moment des gestes de solidarité avec le peuple Haïtien. Marathons sur marathons, levées de fonds sur levées de fonds ont été organisés. Les millions recueillis sont allés jusqu’au Brésil renflouer les comptes de la petite amie de Wycleff.  Quand à Luc Merville, il est devenu encore plus vil.

Ce dernier a collecté des  millions sous le fallacieux prétexte de reconstruire les maisons au profit des sinistrés. En bon escroc, Luc s’est construit une fortune en renflouant son compte en banque à qui il ne restait que quelques misérables centimes. En depuis la misère, la violence, la vie chère dont sont victimes les masses populaires haïtiennes ne préoccupent plus ni Wycleff Jean, ni Luc Merville, Théodore Beaubrun Junior, Lionel Trouillot, ni Magali Comeau Denis ni Syto Cavé.

Et depuis la nuit du 28 au 29 février 2004 la sensibilité des artistes du Collectif Non pour les masses populaires est morte et enterrée. Men atis ak entèlektyèl tankou Wayklèf Jan, Lik Mèvil se 2 sèl grenn Ayisyen ki pat ko konn si twou manti pa janm fon vre jan yo panse a. Men vakabon rete vakabon menm lè zo l pa bon pou fè bouton. Vòlè rete vole menm apre lantèman l. Kèlkeswa jan w abiye yon zenglendo an atis l ap rete zenglendo sitou lè l wè milyon yo pral fè apre Zougoudou 12 janvye 2010.

 

 

 

 

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