Un policier kenyan tué !

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Dans l'après-midi du dimanche 23 février 2025, le policier Samuel Kaitwaia a été tué lors d'une fusillade avec des gangs de Gran Grif de Savien.

Des rumeurs circulaient déjà dans la journée du dimanche 23 février 2025 au sujet d’un policier kenyan qui aurait été tué à Kenscoff. En réponse à cette désinformation, le Commandant kenyan de la Mission Multinationale de Soutien à la Sécurité (MMSS) Godfrey Otunge avait dans un communiqué rendu public, apporté un démenti formel qu’il qualifiait de propagande « erronée et malveillante ». Dans cette note, on pouvait lire : « Je tiens à réitérer que la Mission n’a perdu aucun de ses hommes dans les affrontements avec les gangs à Kenskoff. Au contraire, la MMSS, conjointement avec la Police Nationale d’Haïti (PNH), a pris le relais dans la région, qui est désormais bien sécurisée. »

Le communiqué a également porté un démenti sur le bruit qui circulait qu’un policier haïtien aurait été victime de tirs amis de policiers kenyans à Kenscoff. « C’est totalement faux, étant donné que la PNH et la MSS se sont entraînées ensemble et continuent de mener des opérations conjointes sans être perturbées par cette désinformation. »

Le Commandant kenyan de la Mission Multinationale de Soutien à la Sécurité (MMSS) Godfrey Otunge

Enfin, poursuit la note de mission, « Je tiens à préciser que la relation de travail entre le DG de la PNH, Normil Rameau, et moi-même, Godfrey Otunge, Commandant des Forces MMSS, a toujours été et reste cordiale et solide. Nous planifions et organisons ensemble les opérations de sécurité et partageons les ressources pour un impact maximal », a-t-il poursuivi.

Comme dit le proverbe, il n’y a pas de fumée sans feu, le malheur n’est pas arrivé à Kenscoff comme les rumeurs l’avaient annoncé,  mais dans le département de l’Artibonite dans la localité de Ségur, deuxième section de la commune de Petite-Rivière de l’Artibonite, à quelques centaines de mètres de Savien. Un jeune soldat kenyan âgé de 26 ou 28 ans dans l’après-midi du dimanche 23 février 2025, du nom de Samuel Kaitwai a bel et bien été frappé à la tête, puis tué lors d’une fusillade avec des gangs de Gran grif de Savien. Le policier a été tout de suite héliporté vers un hôpital local pour recevoir les soins nécessaires, malheureusement il a succombé à ses blessures peu après son arrivée malgré les efforts des équipes médicales. Selon le porte-parole du MSS, Jack Ombaka, « le gendarme Kaitwai en tant que « héros tombé » est la première victime de la force dirigée par le Kenya depuis son déploiement en juin de l’année dernière ».

Selon les rapports de la Mission multinationale de soutien à la sécurité (MMAS) dirigée par le Kenya, plusieurs membres du gang Savien auraient été neutralisés lors des échanges de tirs avec les forces de sécurité.

Le Service national de police kenyan (NPS) a été informé de la perte et a également pris des mesures pour contacter la famille du policier décédé. Le porte-parole de la police, Muchiri Nyaga, a exprimé ses condoléances, soulignant en ces termes le soutien indéfectible du Kenya à la famille éplorée. « Le Service présente ses plus sincères condoléances à la famille et aux amis du policier décédé et les assure de notre soutien indéfectible pendant cette période difficile », a déclaré Nyaga.

Kaetuai Lesaru Salaash, le père de Kaitwai, a exprimé sa tristesse et son chagrin en déclarant : « J’ai été informé ce matin que mon fils a été tué lors d’une rencontre avec des criminels armés. Il laisse derrière lui deux très jeunes enfants et une femme. »

La victime le policier Samuel Kaitwai

Naomi l’épouse de la victime a pour sa part indiqué que leurs dernières communications tournaient autour du bien-être de leurs enfants. Le porte-parole de la famille, Joseph Kimiti, lui a raconté que « l’officier Kaitwai était la seule source de stabilité et de soutien pour sa famille. Ses aspirations à construire une maison pour sa famille sont désormais symbolisées par des fondations inachevées, un rappel brutal de ses rêves non réalisés. »

Son frère Amos Kaetuai n’a pas dit autrement «Kaitwai était le seul à avoir un revenu stable, et nous dépendions tous de lui. Vous pouvez voir qu’il avait même commencé à construire une maison pour sa famille. »

L’ambassade des États-Unis à Nairobi a adressé ses condoléances hypocrites à la famille de l’officier décédé. Rappelons que ce sont les Etats-Unis par la filière du secrétaire d’état américain d’alors Antony Blinken qui a embauché le Kenya dans ce job périlleux. Dans son message l’ambassade a indiqué que « Les Etats-Unis sont reconnaissants aux courageux policiers kenyans qui servent au péril de leur vie pour assurer la sécurité de notre monde »

Nous du journal, déplorons toute perte de vie humaine et surtout les circonstances dans lesquelles  le policier Kaitwai a perdu la vie. Il est une victime du système capitaliste exploitant tout en appauvrissant certains pays que ce soit le Kenya ou Haïti. Ils font face au même ennemi commun. Comme tout travailleur, Kaitwai cherchait à améliorer ses conditions de vie afin d’avoir une vie décente. C’est la raison pour laquelle il a risqué sa vie pensant obtenir un peu plus d’argent qui pourrait l’aider à subvenir aux besoins de sa pauvre famille.

Ce n’est pas un ennemi du peuple haïtien qui a été victime en Haïti, bien qu’il fasse partie d’une force étrangère venue pour combattre les laissés-pour-compte haïtiens, mais une victime du gouvernement kenyan à l’image des misérables masses haïtiennes victimes du système capitaliste prédateur et d’un gouvernement réactionnaire, mercenaire anti-peuple au service des puissances impérialistes.

La seule façon d’arrêter cette hémorragie mondiale contre les travailleurs est l’unité de la classe ouvrière internationale contre les puissances capitalistes qui ruinent les peuples de partout dans le monde.

Haïti et le Kenya, même lutte ! Même combat !

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