« Toto Borlette », l’instigateur de la guerre à Martissant

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Le nommé Jean Mensatto Petit alias « Toto Borlette » a engagé les gangs de Krisla à Tibois pour l’aider à déguerpir certains habitants sur leur terre à Laboule.
Errata
La direction du journal s’excuse auprès de M. Jean-Jacques Cabioch pour l’avoir identifié en tant que Jean Mensatto Petit, alias « Toto Borlette ».  Nos excuses vont également à tous nos lecteurs.
La guerre entre les groupes de gangs n’a jamais été effective sans une tête pensante ou une main criminelle de façon à tirer un certain profit matériel, économique ou politique. 

Au temps de la guerre à Cité soleil dans les années passées, ceux qui se disaient investir dans cette zone misérable, ont été eux-mêmes les agents déstabilisateurs en délivrant des armes de guerre en ce bidonville de sorte que les masses misérables s’autodétruisent.  

En cette époque-là, nous ne pouvons pas oublier le rôle pervers d’un certain Reginald Boulos et sa clique pour accaparer le bord de mer à Cité Soleil. 

Ce qui se passe actuellement, à Martissant, Fontamara et dans d’autres quartiers de la troisième circonscription de Port-au-Prince a son origine à Laboule et l’instigateur de cette guerre des gangs qui a fait tant de mal à la population n’a qu’un seul responsable. Il s’agit d’un certain « Toto Borlette ».

Le nommé Jean Mensatto Petit allias «Toto Borlette » qui a fait sa fortune à la borlette est le grand manipulateur, le criminel qui a concocté l’élimination physique de beaucoup de jeunes à Laboule surtout ceux refusant de suivre ses desiderata. 

Ce propriétaire de borlette a engagé les gangs de Krisla à Tibois pour l’aider à déguerpir certains habitants sur leur terre à Laboule. Depuis lors, les bandits de Krisla/Tibois empêchaient les paysans de vivre en paix, et s’adonnaient à une guerre aux riverains de Laboule  pour satisfaire l’appétit d’un mercenaire en la personne de Jean Mensatto Petit qui  exerçait le métier de maçonnerie pour survivre et, grâce à la borlette, une sorte de loterie (jeu de hasard) a fait fortune sur le dos de la population pauvre. 

Et cela, lui permettrait également d’exploiter illégalement une carrière de sable. Il s’adonnait à vendre du sable puis s’est converti en bâtisseur d’immobiliers, de résidences neuves à vendre. Il est propriétaire de toute la montagne entre Saint Roche et Laboule, personne ne sait, s’il a des papiers légaux, si ce ne sont pas des terres volées.   

A présent, Toto déclare la guerre puisqu’il  se prépare à dépouiller les pauvres paysans de cet endroit de leur lopin de terre. 

Chez Toto Borlette

Ceux que certains jeunes ont tout bonnement refusé et dénoncé à travers une vidéo-interview. Ils se disent prêts à combattre jusqu’à la mort pour éviter que Toto ne prenne la terre des paysans. Par cette résistance, des jeunes de Laboule, pour contrecarrer les hommes de main  de Toto, ont sollicité le support d’un autre chef de gang en l’occurrence Tilapli de Grand Ravines au lieu de recourir à la police et à la justice.

Voilà la réalité du pays, quand l’Etat inexistant, corrompu reste au service de ceux qui ayant de grands moyens financiers font la pluie et le beau temps dans la société.  Les habitants de Laboule ne peuvent même pas recourir au service de la police, puisque la corruption enveloppe tout le pays et selon leur déclaration la police de Laboule est rémunérée par Toto. D’ailleurs, l’inspecteur Edgard Edouard est un policier au service de Toto. 

 Ainsi, pour contrecarrer les sbires de Toto,  ils ont sollicité le support d’autres chefs de gang en l’occurrence Tilapli, Izo de Grand Ravines puisqu’ils ont des liens avec eux car la plupart d’entre eux résidait dans ce bidonville à Port-au-Prince.

En fait, c’est la guerre entamée à Laboule entre Krisla-Tibois et Tilapli –Grandravines qui se prolonge jusqu’à Martissant et fait la une de l’actualité.

Qui va mettre la main sur Toto Borlette pour l’empêcher d’acquérir ce qui ne l’appartient pas ? Ce ne seront pas le pouvoir en place, ni son opposition, la population est juste abandonnée à elle-même, condamné à se forger sa propre défense et sa propre justice. 

 

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