Tenir la révolution à l’ordre du jour !

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Le soutien appuyé des Etats-Unis d’Amérique au pouvoir de facto du Premier ministre haïtien Ariel Henry semble venir de très haut. C’est une complicité mesquine ressemblant à une entente criminelle entre coquins et forces obscures pour cacher certaines vérités dans une affaire louche. La prétendue nécessité de nommer Ariel Henry au poste de Premier ministre sous prétexte qu’il a été désigné par le Président Jovenel Moise assassiné 24h plus tard, est un faux problème et une manœuvre de diversion qui ne trompe plus personne. C’était le souhait programmé de ceux qui en ont eu l’intérêt à ce qu’il soit ainsi.

Si l’on prend en compte l’avis récemment de ces trois employés de l’Administration Biden, les ambassadeurs Brian Nichol’s, Eric Stromayer et le porte-parole du Département d’Etat, Matthew Miller prenant la défense du régime illégitime, de l’agent le plus fidèle, l’exécutant le plus déterminé des puissances exploitantes, cela laisse à comprendre que la Maison Blanche porte la responsabilité ultime de la conduite provocatrice de tous ces laquais placés au pouvoir en Haïti. Rien d’étonnant, dans la mesure où l’impérialisme est le principal ennemi du peuple haïtien. C’est lui, dont les mains sont souillées du sang des peuples opprimés et en tant que force du mal cherche à accaparer le contrôle total du pays. Il refuse au peuple haïtien le droit de respirer et de vivre en paix tout en fomentant toutes sortes de manœuvres pour justifier l’occupation ou la présence militaire pour maintenir son régime au pouvoir et sauvegarder ses intérêts.

L’impérialisme a conçu et mis au point l’assassinat de Charlemagne Péralte et tant d’autres dirigeants progressistes haïtiens. Son rôle est évident dans la présente situation allant jusqu’à forcer l’État haïtien à ne pas mettre les moyens adéquats pour permettre au peuple de vivre convenablement dans la paix et la sécurité.

Si le pays est au bord de l’abime,  les travailleurs, les militants ouvriers et les jeunes de toutes tendances, sont confrontés à l’exploitation, l’insécurité et la répression, l’impérialisme est le premier facteur de cette situation.   De fait, ces citoyens n’ont pas le choix et sont présentement obligés de s’assembler et de se rassembler pour transformer leurs revendications populaires en révolution tout en exigeant d’abord la démission immédiate du locataire de la Primature pour enfin chambarder totalement ce système délabré. Paradoxalement, c’est la nature même de l’impérialisme qui a engendré la résistance populaire qui veut en finir avec ce système.

Si le Premier ministre Ariel Henry s’entête à rester au pouvoir envers et contre tous,  tout en minimisant la gravité de la situation, c’est parce qu’il a toujours fait confiance aux forces impérialistes qui ne veulent guère que les choses changent. Nul n’est dupe des motifs invoqués pour se justifier. A ce stade, l’option de la lutte ne doit pas se résumer à démettre le Premier ministre et le remplacer par la Présidente du Haut Conseil de Transition (HCT), Mirlande Manigat ou d’utiliser un des pions ou joueurs du Groupe Montana. Ce serait la continuité du projet impérialiste ! Ce serait bonnet blanc et blanc bonnet !

Toutes tentatives d’aménager ou d’humaniser le capitalisme déboucheront sur des destructions encore plus massives et sur des menaces de guerre encore plus grandes contre les masses opprimées et exploitées.

A ce point, il n’y a pas d’autre issue que celle de soutenir les masses laborieuses. Quand le peuple a choisi l’option révolution pour combattre ce système, cela signifie qu’il veut déranger le pouvoir de l’impérialisme et ses valets jusqu’à leur disparition. Ce d’autant plus que c’est  leur politique rétrograde et antinationale qui a conduit le pays à la dérive.

Cependant, devant le danger qui se dessine pour les nostalgiques de l’ancienne politique, ils se préparent déjà à se régénérer. Alors pour les en empêcher, il n’y a qu’un seul choix, celui de tenir la révolution jusqu’au bout.  Il n’y a pas d’autres moyens pour éradiquer ces maux qui nous tuent que d’abattre le système. Seul un chambardement total pourrait déraciner ce cancer qui nous tue, et ferait dérégler ce laboratoire impérialiste qui nous fabrique dans leur arsenal humain ces dirigeants sans conscience patriotique et nationale.

Mobiliser le peuple au nom de la révolution est une première étape capitale qu’on vient de franchir et qu’on doit maintenir coûte que coûte. Qu’on s’en souvienne, on sera toujours à un stade embryonnaire même quand on parviendrait à rejeter cette classe politique et son système capitaliste. Et qu’il y aura bien encore beaucoup d’autres étapes à franchir puisque l’impérialisme ne contentera pas d’observer sans réactions, sans saboter les efforts du peuple.

La révolution qui est à l’ordre du jour ne saurait se triompher en une journée, en une semaine, en un mois, voire en une année. Une révolution exige un travail assidu, permanent, discipliné mené par un parti d’avant-garde. C’est une tâche de longue haleine et fastidieuse. Cela ne doit pas être une œuvre rabâchée, spontanée et irréfléchie. Aucune révolution sérieuse ne saurait être instantanée, c’est une entreprise qui demande du temps, beaucoup de temps, d’efforts et de sacrifices pour atteindre l’objectif final.

La révolution est une lutte constante.  Une victoire révolutionnaire ne signifie pas la fin de la lutte mais plutôt son commencement. Ne soyez pas étonnés de voir qu’après Ariel Henry, celles et ceux qui ont été allaités à la mamelle de l’impérialisme reprendront son flambeau. Ses patrons ne vont pas nous faciliter la tâche. Les tentacules du monstre impérial sont déjà présents et participent même dans toutes ces mobilisations populaires.

La révolution doit rester à l’ordre du jour en permanence pour continuer la lutte mais surtout dans la perspective de construire la force de la révolution, car il ne peut y avoir de révolution victorieuse, réussie sans un parti révolutionnaire pour devenir une force irrésistible, populaire, morale, idéologique, militaire et politique.

 

 

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