L’OPC a-t-il pris parti ?

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Le protecteur du citoyen et de la citoyenne, Renan Hédouville

L’Office de la Protection du Citoyen (OPC) que dirige Renan Hédouville fait l’une des grandes actualités politiques de cette semaine, suite à son initiative d’organiser une assise multisectorielle autour de l’Avant-Projet de Constitution à l’initiative du président de facto Jovenel Moïse et du Comité Consultatif Indépendant (CCI) qui a travaillé sur l’élaboration d’une nouvelle constitution.

Le rendez-vous initial a été pris pour l’hôtel Montana, cependant dans une conférence de presse le lundi 22 février, le protecteur du citoyen et de la citoyenne Hédouville a annoncé que suite aux menaces de déstabilisations et d’incendies reçues par l’hôtel, sa direction s’est vue obligée de se désengager auprès de l’OPC. Selon les déclarations de Hédouville, ce serait pour éviter toutes actions malhonnêtes de la part de certains individus.

Ainsi au cours de la conférence de presse, le protecteur a indiqué que l’activité aura toujours lieu non pas à l’hôtel comme prévu mais au local même de l’OPC, 381 route de Bourdon, les mardi 23 et mercredi 24 février 2021.

Il en a aussi profité pour montrer du doigt deux membres de l’opposition au gouvernement dont il est  l’objet de menaces ; il s’agit du Dr. Schiller Louidor et de l’ancien député Déus Deronneth. 

Tout d’abord, selon lui, Louidor, dirigeant de l’organisation Fanmi Lavalas et de la DIRPOD, a déclaré sur les ondes  que l’OPC a reçu une rondelette somme de douze milles dollars américains de la part de la représentante spéciale du secrétaire général des Nations-unies, Helen M. La Lime, pour vendre la réforme constitutionnelle enclenchée unilatéralement par Jovenel Moïse. Le protecteur a justement précisé qu’il ne se laissera pas intimider dans l’accomplissement de sa mission définie dans sa loi organique de mai de 2012. Et il a rendu Schiller Louidor responsable de tout ce qui aurait pu arriver à son personnel et aussi à lui-même, Protecteur du Citoyen.

Ainsi ces assises multisectorielles sont effectivement lancées de façon à ce que l’OPC recueille les points de vue, remarques et commentaires des participants au sujet de cette nouvelle Constitution qui sans doute portera le nom de « Constitution Jovenel Moise ».

Le protecteur du citoyen et de la citoyenne, Renan Hédouville

Signalons que l’OPC n’a jamais été hostile à un tel projet car il avait bien porté «à la mise en place d’un comité spécial composé d’experts multidisciplinaires et de personnalités crédibles afin de pencher sur un éventuel avant-projet d’une nouvelle constitution »

Renan Hédouville  informe qu’à l’issue de cette assise du 23-24 février, l’OPC va préparer un document qui va être remis aux membres du CCI à toutes fins utiles. Il est bien clair que L’OPC est favorable à une nouvelle constitution sous la présidence contestée de Jovenel Moïse.

Par ailleurs, Jovenel Moïse, au cours de sa réunion avec les représentants du Conseil de Sécurité des Nations–unies le 22 février, a  indiqué que le référendum sur le projet de nouvelle constitution, qui avait été  fixé pour le 25 avril, a été reporté au 27 juin 2021.

Dans une note publiée le mardi 23 février 2021, plusieurs organisations ont dénoncé le comportement de l’OPC, qui a décidé de soutenir la cause du Parti haïtien Tèt Kale (PHTK) en tenant une réunion sur la prétendue Constitution du Jovenel Moïse, qui n’a ni autorité ni droit de changer la loi mère du pays.

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