La lutte du peuple continue !

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Que le Premier ministre chute le 7 février 2024 selon les souhaits du peuple. Qu’il reste en poste selon les vœux de l’impérialisme, chose que nous ne voulons pas aussi bien que le peuple. Mais certainement, la révolution ne s’arrêtera pas jusqu’à la victoire finale du peuple !

Après plus de 30 mois au pouvoir, le peuple haïtien a jugé que le chef de l’exécutif actuel, le Premier ministre Ariel Henry, est incapable de diriger le pays. Ainsi, il a décidé de le révoquer de son poste. Mais ce dernier, par son cynisme, refuse d’accepter à l’amiable les propositions du peuple pour agréer plutôt les dictats de l’impérialisme américain qui par la voix de son chargé d’affaires Eric Stromayer s’est comporté en avocat du régime en laissant entendre sur Radio Caraibes : « Il est nécessaire que tous les partis politiques, la société civile, les gens économiques se réunissent avec Ariel Henry pour qu’ils organisent des élections le plus tôt possible, pour mettre fin à la Transition et à l’état déplorable dans lequel se trouve le peuple haïtien. »

Manifestations populaires dans les principales villes du pays pour exiger la démission du Premier ministre Ariel Henry

C’est ce comportement qui justifie les manifestations populaires qui ont fermé les principales villes du pays pour exiger la démission du Premier ministre Ariel Henry. Et tout au cours de la mobilisation antigouvernementale soit à Jérémie, aux Cayes, Au Cap, Ouanaminthe, Port-au-Prince,  la police ne fait que confronter, agresser les manifestants avec une répression terriblement grave pour essayer de  sauvegarder le pouvoir.  La police a dû faire usage de gaz lacrymogène pour disperser la foule qui en fait revendique les mêmes demandes que les forces policières.

Les banques, les écoles et les agences gouvernementales ont fermé leurs portes dans les régions du nord et du sud d’Haïti tandis que les manifestants bloquaient les principales routes avec des pneus enflammés et paralysaient les transports publics.

Le Premier ministre Ariel Henry, est incapable de diriger le pays.

Le peuple profite en ce sens de tracer un exemple,  pour signifier que le pouvoir haïtien n’est pas sous la dépendance du gouvernement américain mais bien du peuple haïtien. C’est le peuple haïtien qui décide en Haïti pas les Etats-Unis.

Drôle d’ironie, cette initiative populaire est dénoncée par la soi-disant opposition qui négociait le partage du gâteau du pouvoir avec le gouvernement de facto. Cette opposition ne supporte guère la mobilisation populaire dans les rues exigeant  d’Ariel de remettre au peuple les clefs de la Primature.

Le chargé d’affaires américain Eric Stromayer

Ainsi, les membres du groupe Montana se démasquent dans une note critique contre Ariel Henry où  ils ont profité pour attaquer le mouvement populaire qui occupe, paralyse et bloque les principales routes avec des pneus enflammés pour forcer le pouvoir à tirer sa révérence. Selon Montana « le gouvernement de facto fait monter la confusion pour faire croire à une rébellion interne contre lui-même. »

Dans la logique de ce courant impopulaire, pro-impérialiste, qui a passé tout leur temps à prendre langue avec Ariel Henry, le gouvernement supporte la rébellion « pour empêcher les forces organisées à l’intérieur du pays de trouver une solution politique pacifique à la crise multiforme qui gangrène le pays ». Quelle aberration de la part de cette clique d’opportuniste, manipulée par les ambassadeurs américains Daniel Foote et Brian Nichol’s dans l’optique de continuer la logique de domination impériale sous prétexte d’une transition à l’haïtienne mais qui au fond serait américaine pour tromper davantage les masses laborieuses.

Daniel Foote

Le journal Haïti Liberté pour sa part apporte toujours toute sa solidarité à la lutte des masses populaires pour un lendemain meilleur. Il est clair que la direction qu’a pris présentement la lutte des masses populaires en appelant à une révolution au lieu de favoriser la transition qui fait le bonheur des  fossoyeurs de la nation fait grincer les dents à certains.

Nous du journal, nous resterons attachés, cimentés à la lutte du peuple.  Car nous ne sommes pas de ceux qui n’ont jamais placé leur confiance dans la lutte populaire. Toute notre existence, nous l’avons passée dans le camp des classes exploitées et nous n’avons jamais commis l’erreur de prendre langue avec la bourgeoisie parasite et l’oligarchie répugnante, ni participer à aucun conciliabule de transition avec la classe politique au service de l’impérialisme.

Brian Nichol’s et Fritz Jean

Pour nous autres, que le Premier ministre chute le 7 février 2024 selon les souhaits du peuple. Qu’il reste en poste selon les vœux de l’impérialisme, chose que nous ne voulons pas aussi bien que le peuple. Mais certainement,  la révolution ne s’arrêtera pas jusqu’à la victoire finale du peuple ! La lutte continue, Vive le peuple haïtien !

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