Il n’est pas trop tard !

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Nous n’avons jamais cessé d’écrire et d’affirmer dans ces colonnes qu’un vrai militant conséquent pour le changement est celui qui combat en tout temps dans une perspective populaire. Mais, celui qui combat dans une perspective indéterminée, pour une cause indiscernable, ne fait que de la politique politicienne et cela n’a jamais donné de réponse positive allant dans le sens des aspirations populaires.

Quand on est dans un tel tunnel et sans un vrai objectif, on ne symbolise que l’échec d’une politique de faillite, celle qui défend une cause contraire aux aspirations véritables des masses populaires dans le dessein de faire durer leur exploitation et leur misère.

Les bourreaux du peuple ont peur de perdre leur position, ô  combien lucrative, et  continuent sciemment de le tromper. Ainsi, d’une pierre, le pouvoir exécutif de Jovenel Moise pense faire deux coups : ne pas respecter le peuple et prouver concrètement son engagement à l’égard de l’impérialisme. Voyez comment à l’heure actuelle le président «dialogue», prend tout son temps pour s’engager dans des tractations avec ses voisins politiques de façon à essayer d’améliorer son image et celle d’un nouveau gouvernement en gestation. En ce faisant, il manifeste un profond mépris à l’égard  de la révolte populaire, pensant qu’on peut faire du neuf avec du vieux, du pourri.

Le changement doit sortir d’une lutte permanente puisqu’il ne sera donné ni en cadeau ni sur un plateau d’argent.

La vérité, c’est que l’oligarchie veut engager de nouveaux agents serviles et intéressés de son arsenal humain pour leur assurer comme les démissionnaires d’aujourd’hui une fortune économique et matérielle au détriment des desiderata des masses populaires. Voilà pourquoi le Fond Monétaire International (FMI) et la Banque Mondiale ne désarment guère. La volonté de ces puissances mafieuses de l’argent qui gouvernent, exploitent et appauvrissent les peuples est l’application progressive des Programmes d’Ajustements Structurels. Sourdes et frappées de cécité, elles persistent et signent.

Dans ce cas, les sacrifices dans la lutte doivent être immenses. Le peuple qui combat à la poursuite d’un rêve, en faveur d’une idée juste et malgré tout le mépris qu’il doit aux loyaux gérants du néo-colonialisme, il s’est fait le devoir d’avertir ces derniers que « Trop, c’est trop ». Il en a assez de l’ingérence et de la violence dirigée contre lui. Aussi, il a montré clairement que ce qui est pris par la force ou la violence sera repris par la même force ou la même violence.

C’est certain qu’il se fait tard ; mais il n’est pas trop tard. Le combat que le peuple doit entreprendre dans l’intérêt du pays est celui dirigé non seulement contre le trône du régime en place que préside Jovenel Moise, symbole de l’obscurantisme et facteur d’inertie, mais contre les puissances impériales responsables de notre misère sociale et de notre retard économique.

Certes, Haïti est une malade dont l’état de santé décline. Mais nul doute que le peuple haïtien, si combattant et si tenace, saura bientôt trouver des réponses adéquates à ces défis qu’il doit bientôt relever, à savoir intensifier la lutte de classe à travers tout le pays de façon à établir un vrai changement de société.

Le changement doit sortir d’une lutte permanente puisqu’il ne sera donné ni en cadeau ni sur un plateau d’argent. Il s’arrache au prix de grands sacrifices. C’est là une prérogative du peuple haïtien et de personne d’autre pour s’arranger d’une façon ou d’une autre à ne pas répéter les ripostes à demi; puisque celui qui fait la révolution à demi ne fait que creuser son propre tombeau.

Il n’est pas trop tard. D’un mal devrait sortir un bien. C’est cette détermination inébranlable, cette conviction profonde qui doit animer les révolutionnaires, tous ceux qui veulent se ranger dans le camp de la Résistance haïtienne.

Il nous faut vivre, désormais, dans le présent, pour l’avenir qui a déjà commencé et non plus dans le passé puisque le changement fondamental doit impliquer la rupture totale avec la dépendance économique de sorte que nous relevions un défi majeur : celui de l’indépendance alimentaire.

Il n’est pas trop tard ! Les jours de la politique hypocrite et erronée des mercenaires et de ses complices sont comptés puisque le système capitaliste qui les soutient doit être balayé de façon à laisser la place aux valeurs humaines et universelles du système socialiste.

Jamais trop tard !

 

 

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