Grève à l’Hôpital de l’Université d’État d’Haïti

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Les travailleurs de l'Hôpital de l'Université d'État d'Haïti (HUEH) sont depuis le lundi 21 février en grève pour exiger de meilleures conditions de travail et un ajustement salarial de 60.000 gourdes.

Alors que des fonds sont débloqués pour organiser les trois jours gras dans plusieurs communes du pays, les travailleurs de l’Hôpital de l’Université d’État d’Haïti (HUEH) sont depuis le lundi 21 février en grève et rien n’est fait pour remédier à la situation qui ne cesse d’empirer.

Signalons que cette initiative de grève a été prise justement par le syndicat des travailleurs de la santé, des employés et de la Fédération nationale des travailleurs de santé pour exiger de meilleures conditions de travail et un ajustement salarial de 60.000 gourdes puisque les employés ne peuvent pas vivre avec le salaire actuel en raison de l’augmentation du coût de la vie, a indiqué la présidente du Syndicat des travailleurs en santé à l’HUEH, Évelyne Fremont.

La présidente du Syndicat des travailleurs en santé à l’HUEH, Évelyne Fremont.

Elle a également relaté que « Les matériels nécessaires pour prendre soin des malades sont en manque, l’établissement devient insalubre, on éprouve même des difficultés à respirer dans certains endroits, à cause d’une odeur nauséabonde qui se dégage ».

Le président de la Fédération nationale des travailleurs de santé (FENATRAS), M. Lévy Milot Félix, pour sa part, a précisé que les médecins-résidents ont 8 mois depuis qu’ils n’ont pas reçu leurs salaires et les employés du ministère de la santé n’ont pas reçu les leurs depuis 2 mois.

Le président de la Fédération nationale des travailleurs de santé (FENATRAS), M. Lévy Milot Félix

Du fait que les résidents sont en grève, les malades sont obligés de se rendre ailleurs. Sauf des prisonniers enchainés qui ne peuvent pas se déplacer sont maintenant internés à l’Hôpital général.

La présidente du Syndicat des travailleurs en santé à l’HUEH, Évelyne Fremont annonce que la grève ne prendra fin que si seulement le gouvernement que dirige le Premier ministre Dr Ariel Henry prend les mesures appropriées pour satisfaire les revendications des ouvriers de la Santé de l’hôpital. Dire que le PM trouve le temps d’aller parader à une conférence de la CARICOM pendant trois jours, accompagné de l’on ne sait combien de sycophantes, combien d’amis et de parents, aux frais de l’État, pour débiter plein de mensonges éhontés, et les tuteurs locaux seront bien fiers de leur « son of a bitch ».

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