Des vilains pour saluer Fidel

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Une grande tragédie historique s’est abattue sur Cuba. Elle a suscité une profonde émotion dans le monde progressiste et révolutionnaire tout entier.  Que cela eût été admirable si tout ce beau monde anti-impérialiste de tous les pays et de tous les combats pouvait s’unir dans une même solidarité de deuil et de peine partagée pour honorer et saluer le départ de ce géant, le camarade Fidel Castro, qui restera une force vitale sur la scène mondiale tant qu’il existera encore sur la terre un seul peuple non libre et des êtres humains qui souffrent de l’exploitation.

Il était évident qu’il y avait des intrus à Cuba même en petit nombre venus sans doute pour exploiter l’événement douloureux !  Des hommes et des femmes, chiens de garde de l’impérialisme, qui n’ont rien de commun avec Fidel, qui n’ont jamais cru en un autre langage que celui de la force contre les masses populaires pour briser tous les mouvements d’émancipation et de progrès des peuples alors que leur politique obsessionnelle inféodée à l’empire ne conduit, dans leur pays, qu’à la politique du pire.

Il n’est pas nécessaire de recourir à la psychanalyse pour décoder la démarche de confusion et de complète contradiction quant à la présence aux funérailles du Comandante de quelques fossoyeurs de patrie qui n’ont rien à voir avec l’idéal que prônait Fidel, et qui, par-dessus le marché, n’ont rien entrepris dans leur pays qui ne fût l’envers des idéaux de l’illustre symbole de la lutte des opprimés et de la lutte pour la liberté.

La preuve de leur engagement dans la forfaiture durant leur passage au pouvoir particulièrement en Haïti en dit long. Il s’agit des anciens présidents René Garcia Préval et de Michel Joseph Martelly, sans oublier l’homme lige, agent patenté au service des impérialistes, l’ancien Premier ministre de facto Evans Paul, encadrés de plusieurs autres représentants de la droite haïtienne qui ne sont que des manœuvriers, des assoiffés de pouvoir qui ne pensent qu’à leur profit.  Une telle attitude  ne peut, en réalité, venir que d’un calcul conscient, mesquin et pervers, pour essayer de se servir de  l’immense prestige dont jouissent Fidel Castro et le peuple cubain dans les milieux populaires haïtiens. Alors, qu’est-ce qu’ils étaient allés chercher, eux qui de tout temps, n’ont pas arrêté de se mettre avec la bourgeoisie haïtienne pour qu’elle continue, de façon durable, à maintenir sa domination économique, politique et idéologique du peuple haïtien.

Voyez combien ces fantoches  sont tout à fait confortables de ce que leur pays continue à vivre encore sous le joug colonial de la domination impériale qui lui inflige une crise structurelle qui ne fait que donner de grands coups aux administrations  publiques.  Ces cyniques, même quand ils furent des officiels haïtiens n’ont aucune légitimité pour représenter Haïti dans un tel contexte ; voire qu’ils ont trahi impunément les droits sacrés de leur peuple. Cette manœuvre de dupe a pour but d’implanter dans l’opinion nationale et internationale en particulier dans les pays progressistes, socialistes et révolutionnaires la fallacieuse idée qu’ils seraient favorables à une politique visant à défendre les aspirations populaires. Hélas !

Conzé de toujours, vos larmes de crocodile au moment des funérailles du camarade Fidel n’ont aucunement trompé ceux qui souffrent vraiment de la disparition de ce géant que fut Fidel. Quelles ont été vos réactions tout le temps que l’impérialisme n’a cessé d’attaquer Fidel, le poumon de la conscience socialiste et internationaliste ? Vos actes en Haïti parlent pour vous. Vous ne pouvez pas les effacer, ni falsifier l’histoire. Votre présence n’a pas fait honneur au peuple haïtien ! Au contraire !

Lénine ne pouvait mieux résumer votre situation quand il a écrit « Du vivant des grands révolutionnaires, les classes d’oppresseurs les récompensent que par d’incessantes persécutions ; elles accueillent leur doctrine par la fureur la plus sauvage, par la haine la plus farouche, par les campagnes les plus forcenées de mensonges et de calomnies. Alors qu’après leur mort, elles essaient d’en faire des icônes inoffensives, de les canoniser pour ainsi dire, entourer leur nom d’une certaine auréole afin de « consoler » les classes opprimées et de les mystifier. Ce faisant, elles vident la doctrine révolutionnaire de son contenu, elles avilissent et  en émoussent le tranchant révolutionnaire ? »

Face à cette contradiction fondamentale qui oppose exploiteurs et exploités, dominants et  dominés ;  face au danger permanent qui menace les peuples en lutte contre ces vilains mercenaires, ces traitres à leur patrie doivent en tout temps être démasqués, dénoncés et combattus à tout moment, et toujours, de sorte que ses sbires de l’impérialisme ennemi des peuples échouent chaque fois dans toute leur tentative.

 

Haiti Liberté Vol 10 # 22

 

 

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