Brutal coup économique contre le peuple haïtien !

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Les impérialistes et leurs valets se débattent de tous côtés dans leur lente agonie. Ce n’est pas un signe de bonne santé quand, pour maintenir en vie un régime corrompu et perpétuer la domination capitaliste, il a été dicté au gouvernement de l’administration Moise/Lafontant une loi de finance contre les intérêts du peuple haïtien et au profit de la bourgeoisie de conception réactionnaire. Ce qui permettra aux forces impérialistes et à leurs agents locaux de tirer davantage du jeu en renforçant non seulement leurs positions, mais aussi, en éternisant l’exploitation et le sous-développement.

De toute manière, ces agissements n’expriment point un revirement de caractère du pouvoir qui pratique des actions directes d’élimination physique d’une classe au bénéfice de l’autre. Cette situation confirme davantage que le régime qui, récemment refusait catégoriquement l’augmentation d’un salaire minimum décent aux employés de la sous-traitance  reste conséquent avec son plan que l’on connait bien et à propos duquel on ne peut parler ni d’honnêteté politique ni même tout simplement de moralité à savoir le profit des uns et la misère du plus grand nombre. Elle confirme également la volonté d’assurer résolument la continuité sans ambigüité dans le sinistre rôle des fossoyeurs de la Nation.

D’ailleurs, le gouvernement reste incapable de fournir même le plus basique des services à sa population. Il ne consacre qu’une faible part de son budget à la santé et à l’éducation ; alors qu’il augmente l’assiette fiscale de ses partenaires du pouvoir Législatif. Ce qui est encore plus cruel dans ce truc, c’est que les secteurs industriels et commerciaux qui ont tous déjà des franchises douanières ont été mis sur un même pied d’égalité que la population pauvre qui dans sa grande majorité dépend du commerce informel pour joindre les deux bouts. Jamais le pays n’a été témoin d’une ironie aussi flagrante entre la classe privilégiée composée de quelques familles qui baignent dans l’opulence et l’immense majorité pauvre de la population. Un marchand de fresko ou de pistache grillé par exemple est sujet à payer ainsi que les Apaid, les Brandt, les Boulos et autres la même taxe forfaitaire de 10.000 gourdes. Quelle criminelle absurdité !

Le gouvernement reste incapable de fournir même le plus basique des services à sa population. Il ne consacre qu’une faible part de son budget à la santé et à l’éducation ; alors qu’il augmente l’assiette fiscale de ses partenaires du pouvoir Législatif.

Par delà les maquillages des élucubrations, des stratèges ou des experts, c’est à cette réalité que sont confrontées aujourd’hui les masses populaires haïtiennes. Dans ce cas, les pauvres ne pourront en aucun cas voir leurs conditions sociales s’améliorer tandis que pourtant les riches ne cesseront de  devenir encore plus riches. C’est justement la conscience et le caractère de classe de cette lutte qui ont provoqué cette loi de finance, rien que pour combattre les pauvres au lieu de combattre la pauvreté.

L’événement ne nous a pas grandement surpris ; ce qui est surprenant, c’est le fait que la population s’attendait à quelque chose d’autre, de positif sans doute. Evidemment, c’est mal comprendre cet épisode politique qui a en effet des causes extrêmement profondes et de plus, c’est sous-estimer l’ampleur de la domination impériale. En vérité, l’une des raisons pour lesquelles ce dossier s’est fait une tempête médiatique comme un coup bas du gouvernement est l’absence réelle de lutte organisée contre le gouvernement allant à l’encontre des coutumes et des privilèges des classes dominantes.

Dans ce sens, rien de nouveau donc, ce ne sont là que des décisions prises pour servir des intérêts de classe précis et pour assurer le succès de stratégies de domination. Plus que jamais le clivage s’accroit entre la grande masse défavorisée, appauvrie, exploitée et la petite minorité enrichie. Plus que jamais le fossé s’est creusé entre les travailleurs et leurs patrons exploiteurs. Ce n’est pas par hasard que, pour remuer le couteau dans la plaie béante, Jovenel Moise annonçait le 31 août dernier le départ de 12.000 fonctionnaires de l’Administration d’Etat « […] j’ai décidé de retirer 12,000 personnes de l’État cette année qui sont prêtes à prendre leur retraite sur les 32,000 en tout qui sont à l’âge de la retraite ou en fin de carrière, soit [38.5% des 83,000 citoyens qui travaillent pour l’État] […] »

La complicité du Fond Monétaire International (FMI) et de la Banque Mondiale sur ce nouveau coup de brutalité économique contre le peuple ne peut être plus grave et plus ignoble. L’indifférence de l’Agence des États-Unis pour le développement international (USAID) pour sa part qui a financé convenablement ce projet de lois de Finances 2017-2018 ne peut être plus criminelle. Aussi l’application de ces recettes ne peut tromper personne ; puisqu’il n’est pas un signe de force des puissances tutrices ; mais bien un aveu de faiblesse qui ne saurait résoudre en aucun cas le problème de notre pays qui s’enfonce dans leur projet de sous-développement programmé. Ce coup s’articule principalement autour d’une augmentation de taxes contre les déshérités du sort et des licenciements dans la fonction publique qui n’est autre qu’une manifestation de la volonté impérialiste de perpétuer leurs mécanismes criminels de pillage.

Il est enfin plus qu’évident que les reflexes de classe des détenteurs de l’appareil d’Etat haïtien sont incompatibles avec les aspirations des masses populaires qui revendiquent le droit à une vie décente, juste, dans la liberté et l’égalité sociale.

Voilà pourquoi, il nous faut coûte que coûte combattre ce système en place par les énergies créatrices du peuple de sorte qu’il ne soit plus en mesure d’utiliser de la force brutale afin d’arriver à ses buts criminels!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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