L’ambassadrice des États-Unis en Haïti, Michel J. Sison, va laisser le pays pour retourner à Washington. Pour le succéder en tant que chargé d’affaires, en attendant la nomination par Joe Biden d’un nouvel ambassadeur, le département d’Etat américain par le truchement du secrétaire d’Etat Anthony Blinken n’a trouvé personne d’autres pour continuer le boulot. Il a jeté son dévolu sur un ancien de la canaille politicienne américaine en la personne de Kenneth Merten.
L’annonce a été faite le 12 octobre 2021 par un tweet du secrétaire d’Etat américain Anthony Blinken, sur sa page Facebook en ces termes «Je suis fier d’annoncer le retour de l’ambassadeur Kenneth Merten en Haïti pour exercer les fonctions de Chargé d’Affaires. Les États-Unis sont un partenaire indéfectible d’Haïti et nous restons déterminés à soutenir le peuple haïtien »
Rappelons que ce dernier a été Ambassadeur des Etats-Unis en Haïti de 2009 à 2012. C’est au cours de son service que le dépravé du PHTK Michel Martelly a été imposé en tant que président d’Haïti par l’administration démocrate Barack Obama/Joe Biden. Il a également exercé la fonction de Coordonnateur Spécial et de Sous-secrétaire Adjoint pour Haïti au Bureau des Affaires de l’Hémisphère Occidental depuis le 17 août 2015.
Kenneth Merten n’est pas du hasard, il revient à l’ambassade américaine en Haïti parce que Washington veut sans doute quelqu’un d’expérience pouvant éviter toute dérapage et balayer toute problématique de remettre en question l’ordre des choses.
Washington ne veut prendre aucun risque puisque la politique américaine à l’égard d’Haïti est en pleine mutation, au milieu des crises chroniques de la nation ravagée par la misère, la pression politique intérieure croissante et la volonté de changement animé par les masses défavorisées.
La Maison Blanche et le Département d’État sont confrontés à une tâche ardue en Haïti. Pour cela, ils soutiennent une figure de l’establishment, le Premier ministre par intérim Ariel Henry tout en montrant leur penchant pour la société civile et leurs accords.
L’administration démocrate de Biden/Harris n’a pas montré la ferme volonté de s’éloigner complètement du PHTK ou d’Ariel Henry. Le rôle de Merten serait de calmer les tensions, mettre des points sur les « i », corriger certains faux pas surtout après les déclarations de Daniel Foote de sorte que tout ira bien non seulement pour le gouvernement de transition mais celui à leur solde qui sortira des élections prévues en 2022.
A qui profite une telle nomination ? Certainement pas au pays ni aux masses laborieuses. L’allié de longue date de Michel Martelly et du PHTK ne sera pas le bienvenu pour certains secteurs de la classe politique. Il a été justement nommé non pas pour défendre les intérêts haïtiens mais pour consolider ceux du chef de file des pays impérialistes : les Etats-Unis d’Amérique et de leurs valets locaux.