
Ce n’est pas la première fois que le président américain Donald Trump provoque le peuple haïtien. Rappelons qu’en janvier 2018, durant son premier mandat, il avait déjà proféré de telles insultes à l’encontre des Haïtiens. Sans parler de la période de la campagne électorale pour un second mandat, durant laquelle les migrants haïtiens à Springfield, dans l’Ohio, sont devenus un sujet central de son discours électoral. Il a même affirmé que les Haïtiens mangent des chats, des chiens, et ainsi de suite.
Ce n’est pas entièrement la faute de Trump ; son niveau de connaissances est tout simplement très limité. Il ignore l’histoire internationale et ne peut donc guère saisir le rôle qu’Haïti a joué sur la scène mondiale. Il n’est pas du genre à lire des livres pour s’instruire, ni même à effectuer des recherches en ligne pour s’informer sur des événements historiques. Avoir de l’argent, faut-il croire, ne signifie pas posséder du savoir. On peut être riche tout en étant l’un des individus les plus profondément ignorants et stupides que le monde ait jamais connus.
Parmi tous les présidents américains, Trump se distingue comme étant le plus ignorant. À une époque, certains considéraient le président Bush fils comme intellectuellement limité ; pourtant, Trump a prouvé qu’il n’atteint même pas le niveau de ce dernier.
Les propos de Trump ne devraient pas nous surprendre. S’il disait le contraire, *là*, il y aurait lieu de s’interroger. Mais ses déclarations actuelles correspondent parfaitement à son véritable niveau.

Ce que l’on observe chez Trump, c’est un mélange d’ignorance et d’un racisme primaire, brut. Il avait tenu des propos similaires en 2018, en faisant référence à des nations africaines et à Haïti. En somme, ce n’est pas un acte isolé ; cela révèle sa véritable nature. Ainsi, devant une foule de partisans, lors d’un rassemblement politique à Perry, dans l’État de Géorgie le samedi 24 octobre 2026 — où il cherchait à mobiliser des soutiens pour les candidats républicains en vue des élections de mi-mandat du 3 novembre — le président Donald Trump a qualifié la Libye, le Yémen, Haïti et la Somalie de « pays infestés par le terrorisme » « avant de réemployer le terme offensant de « pays de merde » (« shithole country »).
En 2018, le Salvador figurait sur la liste des pays qu’il avait insultés, ce qui avait conduit le gouvernement salvadorien à exiger des excuses. Aujourd’hui, il réitère ses propos grossiers tout en exprimant sa solidarité envers Nayib Bukele, le président du Salvador qui, à la suite de l’assassinat de quatre soldats salvadoriens — membres des forces engagées dans la répression des gangs —, a mobilisé et déployé les troupes de son pays en Haïti. Cette action illégale pourrait déboucher sur une lutte acharnée, une guerre impérialiste contre Haïti qui entre désormais dans sa phase concrète, sa pleine vitesse de croisière.
Ces déclarations de Tump s’inscrivent dans une longue série de propos anti-immigrés et anti-musulmans, comme en témoigne sa vendetta personnelle contre la députée américaine d’origine somalienne, Ilhan Omar.
La Libye a déjà réagi en convoquant un représentant diplomatique américain pour protester contre les spéculations du président américain. Vous ne verrez jamais un dirigeant haïtien protester ou exiger que Donald Trump présente ses excuses à la nation haïtienne pour ses propos scandaleux, irresponsables, répréhensibles et racistes. La raison en est qu’ils sont tous des agents de l’impérialisme. C’est l’administration américaine qui les maintient au pouvoir, car le peuple ne veut pas d’eux — le peuple les a rejetés depuis longtemps.
Regardez les candidats qui se positionnent pour participer aux soi-disant élections sans aucune date n’ait été fixé par le Conseil électoral provisoire. Aucun d’entre eux n’oserait tenir tête à Trump pour lui dire la vérité crue — et pourtant, ils aspirent à diriger Haïti. Il est évident qu’ils ne cherchent à atteindre les plus hauts sommets de l’État que pour piller, et non pour défendre Haïti ou le peuple haïtien. Pour l’histoire, nommons ces collabos, ces opportunistes qui se sont déjà inscrits comme candidats à la présidence. Il y a déjà 16 candidats sur la liste — 16 renégats, 16 charognards de même acabit.
Claude Joseph sous la bannière du parti EDE
Ricardo Jean-Pierre sous la bannière du parti Nationaliste haïtien
Gary Bodeau sous la bannière du groupement Rekonsilye
Wilson Jeudy sous la bannière du parti Vision-Action-Réalisation
Wilner Joseph sous la bannière du groupement Viktwa
Jocelerme Privert sous la bannière du groupement Ayiti Transfòme
Joseph Maxo sous la bannière du groupement Réveil des citoyens haïtiens
Munir Joseph Moura sous la bannière du parti Mobilisation pour le progrès d’Haïti
Gandy Dorfeuille sous la bannière du parti Ansanm nou fò
Déus Déronneth sous la bannière de l’organisation politique DVNH
Adrien Daniest sous la bannière de l’organisation politique PRC
Durocher Moïse sous la bannière de l’organisation politique Sol Ayiti
Joanas Gué sous la bannière de l’organisation politique Kapab
Michel Joseph Martelly sous la bannière de l’organisation politique Debloke
Jean Ernest Muscadin sous la bannière de l’organisation politique FCN
St-Fort René sous la bannière de l’organisation politique PRN
Un autre vient d’ajouter son nom, il s’agit d’un certain Olivier Barrau, membre du secteur privé des affaires.








