Les policiers de Fantôme 509 à l’œuvre

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Les policiers du groupe Fantôme 509 à motos et armes aux poings

C’est à la suite de la décision du commissaire du Gouvernement de Port-au-Prince  Me Ducarmel Gabriel  d’incarcérer les 5 policiers qui surveillaient la maison du Bâtonnier Monferrier Dorval que la moutarde est montée au nez des policiers particulièrement ceux qui font partie du syndicat de la police nationale.

Ces policiers étaient déjà remontés contre des autorités irresponsables, du fait de leurs conditions de travail et pour n’avoir pas reçu un salaire adéquat pouvant répondre à leurs besoins. Ils en ont profité pour faire d’une pierre plusieurs coups à savoir : exiger la libération des 5 policiers affectés à l’UDMO, puis celle de leur frère d’armes Pascal Alexandre incarcéré  depuis le 13 mai dernier sur ordre de Jack Lafontant le Commissaire du Gouvernement d’alors du Tribunal de Première Instance de Port-au-Prince.

C’était au petit matin du samedi 12 septembre 2020. Flanqués de certains cadres d’organisations populaires et étudiantes, ils se sont livrés à nombre de tapages, manifestations violentes, y compris des barricades de pneus enflammés et des véhicules incendiés.

Le gouvernement s’est vu obligé de céder aux exigences du groupe Fantôme 509 en libérant rapidement du Pénitencier les 5 policiers Doddley Pierre, Mackenson Cléus, Angou Orcel, Mackenson Pierre et Sénèque Jean-Louis pensant que tout allait s’arrêter là.

Des voitures incendiées au cours de la manif des policiersJuste après la manif du Samedi, les policiers du groupe Fantôme 509 ont pris un ferme rendez-vous pour le lundi 14 septembre 2020 dans la région métropolitaine de Port-au-Prince pour exiger la libération de l’agent de la Brigade de lutte contre le trafic des stupéfiants (BLTS), Pascal Alexandre.

Tout au cours de la journée du lundi, ils ont perturbé les activités économiques, la circulation  et porté les activités du transport en commun à fonctionner au ralenti. Les policiers du groupe Fantôme 509 à motos et armes aux poings ont tenté en maintes occasions de prendre la route pour se rendre à Pèlerin 5 ou habitent le président de la République, ils ont été contraints de rebrousser chemin par d’autres forces de la police, plus importantes en nombre. Enfin, ils donnent un ultimatum aux autorités judiciaires qu’elles ont jusqu’à 8h PM ce lundi soir pour libérer Pascal Alexandre.

Cette fois-ci, le gouvernement n’a pas cédé puisque malgré la panique dans la zone métropolitaine  le policier Jean Pascal Alexandre est toujours incarcéré au Pénitencier national.

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