La politique du mensonge une arme du capitalisme

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« Le mensonge est comme craché en l’air, il retombe toujours sur le menteur » Astrid Etoundi

 

Le pays sombre de plus en plus dans de graves incertitudes suite au système politique de domination imposé qui a depuis longtemps craqué et continuera à craquer sans qu’on ne voie aucun signe d’une alternative fiable.

L’un des points forts de certains courants de la classe politique qui sont des représentants fidèles de ce système social pourrissant, flanqués de médias à la solde d’intérêts puissants qui lient leur sort à la défense de la cause capitaliste corrompue, est de se lancer dans un combat basé uniquement sur des mensonges les plus machiavéliques. Examinons cette situation du point de vue de son exploitation économique, politique et médiatique.

L’une des armes de chantage et de manipulation du système capitaliste pour  tenter de faire plier certains régimes indésirables à leurs intérêts, est l’argument de soi-disant violation des droits humains. Fait remarquable, en Haïti, la plupart de ces organismes ont été créés et financés par l’USAID afin de diffamer leurs adversaires et tromper l’opinion publique nationale et internationale.

Il fut un temps certains traitaient l’ex-Président Jean-Bertrand Aristide de dictateur puisque, selon eux, il  ne respecterait pas les droits humains.  Une propagande intensive qui était instituée dans le but évident de  le discréditer totalement et de jeter les bases de son élimination politique. Le dénigrement, sans omettre les injures, avait pris justement le dessus sur tout débat politique objectif. A défaut de vrais arguments, les réactionnaires utilisent le mensonge et de la calomnie pour salir ses adversaires.

Hier encore, à défaut d’un débat idéologique placé sur les réalités sociopolitiques du pays et les évènements concrets, l’opposition politique avait inondé le pays de rumeurs les plus invraisemblables, allant jusqu’à fomenter des massacres à l’instar du montage appelé  « le Massacre de la Scierie » dans la commune de Saint-Marc en 2004 par les partisans d’Aristide.

D’où viennent-elles, ces pratiques ? Des  laboratoires capitalistes certainement, qui  élaborent toujours des véritables complots et de conspiration pour liquider certains dirigeants étrangers pour leur insoumission politique et leur volonté d’être libre afin d’appliquer un système social qui correspond aux aspirations de leur peuple.

Pour le système capitaliste et réactionnaire, le mensonge est devenu plus que jamais, la norme en politique. À la recherche d’armes de destruction massive toujours introuvables, le capitalisme exploiteur n’a-t-il pas tué Saddam Hussein et désagrégé l’Iraq ? Sur la base de mensonges, n’a-t-il pas assassiné Mouammar Kadhafi et détruit la Lybie? Combien de mensonges n’a-t-il propagé contre Cuba, le Venezuela et la Syrie pour ne citer que ceux-là? Tout récemment, en accord avec d’autres alliés, n’ont-ils pas  déclaré  illégitime le gouvernement constitutionnel de Nicolas Maduro au Venezuela et s’efforcèrent de le remplacer en proclamant président leur marionnette Juan Guaido.

En Haïti, leurs plus fidèles alliés pour ce sale besogne sont les médias qui colportent leurs mensonges et leurs propagandes.  Ils sont légion surtout à Port-au-Prince. Ils accusent et affirment sans apporter la moindre preuve. Certains acteurs de la classe politique savourent avec frénésie le mensonge de ces démagogues sans exiger des preuves et qu’ils argumentent leurs thèses. Ils n’ont pas à démêler le vrai du faux en s’appuyant sur des faits concrets et vérifiables. Ils prennent position sur ce qui leur convient dans la mesure où que cela satisfasse leurs ambitions personnelles.

Les menteurs n’ont pas de mémoire, ils oublient facilement ce qu’ils prônaient hier. C’est dans cette optique qu’il faut comprendre la clique du Secteur Démocratique et Populaire qui a bafoué la dignité de la population et même trompé la vigilance de certains de leurs propres partisans. L’une des choses qui frappe le plus, c’est la volonté  de vouloir tourner la page comme si de rien n’était.

Cette description est aussi valable pour tous les réformistes, agents, alliés, partenaires de l’impérialisme qui veulent faire croire au peuple qu’un certain accord, une mystification appuyée par l’impérialisme, pourrait déclencher le dynamisme d’une transformation totale de la société.

Répétons-le : Un mensonge, même cent mille fois répété, ne deviendrait jamais une vérité ! La politique du mensonge que poursuivent aveuglement les dirigeants haïtiens en est le principal responsable de la subversion, de la violence destructrice et de l’insécurité qui se déchainent et visent à détruire la paix sociale, l’indépendance politique et économique du pays.

Ce sont les mensonges et les conspirations concoctés pour détruire tel ou tel régime  d’autrefois qui se retournent aujourd’hui contre nous en menaçant maintenant tout ce qui a été réalisé par la longue et amère lutte du peuple haïtien.

Le mensonge est la voie du déshonneur, la voie des lâches et des ignorants pour détruire ceux qui leur gênent politiquement. C’est une arme véhiculée et qui se veut exclusivement au service des intérêts réactionnaires incapables de se soumettre à la dialectique des idées. Du choc des idées ne jaillit point l’obscurité, mais bien la lumière !

Les masses exploitées ne devraient pas se laisser abuser par le pseudo-progressisme de certains individus dont le rôle néfaste est d’agir comme des robots faisant le jeu subtil des Etats-Unis d’Amérique. N’acceptez rien pour de vrai, si la vérité n’est pas à votre portée.

La vérité ne doit pas être cachée, le peuple ne doit pas être trompé !

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