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Attaque raciste contre le football haïtien

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Donald Trump et Luis Abinader, en sa qualité d'administrateur du protectorat yankee en République dominicaine

« Haïti et son peuple ont été soumis à une manifestation intense et croissante de racisme anti-haïtien, exercé à leur encontre par la classe dirigeante et dominante dominicaine à la mentalité pro-espagnole. »

 

Le nouveau fascisme repose sur un fondement idéologique raciste qui a perduré tout au long de la domination impérialiste occidentale… s’appuyant sur la suprématie blanche et sur la prétendue supériorité des conquérants et dominateurs blancs.

En Asie, en Afrique ainsi qu’en Amérique latine et dans les Caraïbes, le racisme a accompagné le pillage impérialiste, l’exploitation et la surexploitation durant les phases précapitaliste et capitaliste du colonialisme.

Sur ces trois continents, le colonialisme et le néocolonialisme européens et nord-américains ont été marqués par une forte tendance raciste.

Sur cette île, Haïti a subi les pires conséquences du racisme de la part des grandes puissances colonialistes et impérialistes, notamment la France, les États-Unis et le Canada.

Mais Haïti et son peuple ont également été soumis à une manifestation intense et croissante de racisme anti-haïtien, exercé à leur encontre par la classe dirigeante et dominante dominicaine à la mentalité pro-espagnole.

Les élites sociales et politiques dominicaines ont réussi à contaminer une grande partie de la population avec l’une des variantes de l’idéologie raciste, en encourageant le mépris de l’africanité et en stigmatisant la négritude du peuple haïtien.

Ce racisme anti-haïtien a atteint un tel paroxysme qu’il tente d’imposer une interdiction fasciste visant le football haïtien en République dominicaine. Le ministre des Sports, Kelvin Cruz, est l’auteur apparent de cette mesure despotique et draconienne visant le sport, tant sur l’île que sur le continent.

Son principal parrain est Luis Abinader, en sa qualité d’administrateur du protectorat yankee dans ce pays.

Il est évident qu’une telle décision a été concertée au Palais national, siège d’un gouvernement de plus en plus enclin à adopter des formes anciennes et nouvelles de fascisme, fortement marquées par un sentiment anti-haïtien.

La décision d’interdire à Haïti de disputer des matchs de football dans tous les stades du pays a été prise à la suite de la rencontre organisée le jeudi 1er octobre au stade Félix Sánchez du Centre olympique.

L’affluence lors de cette compétition a été massive, atteignant 50 000 spectateurs, avec une forte présence — tout à fait naturelle — de la communauté immigrée haïtienne.

Le ministre des Sports, Kelvin Cruz

Les tribunes sont conçues pour accueillir 25 000 supporters (12 000 d’un côté et 13 000 de l’autre), mais l’entrée a été autorisée à 50 000 personnes.

Haïti a remporté ce match, comptant pour la Ligue des nations, sur le score de 4 buts à 1. Le ministre invoque des désordres et des dégradations aux abords du stade, des faits que le compte-rendu publié dans la rubrique « Sports » du journal *Hoy*, le vendredi 2, ne mentionne pas.

Aucune photo illustrant ces incidents ou les dégâts n’a été présentée lorsque Kelvin Cruz a annoncé l’interdiction dans ce même journal, le samedi 3.

Même en supposant que ces désordres aient bien eu lieu, il ne s’agit ni d’un phénomène inhabituel ni nécessairement d’une provocation intentionnelle, compte tenu de la surpopulation tolérée et de la rivalité historique exacerbée.

Aucune enquête n’a été menée sur ces troubles, aucune précision n’a été apportée quant aux circonstances, et aucune responsabilité individuelle n’a été établie au sein d’une foule aussi nombreuse et diversifiée.

De tels incidents surviennent dans des circonstances similaires sans que quiconque n’envisage d’interdiction.

Ni Kelvin Cruz ni Abinader n’ont le pouvoir d’interdire des compétitions sportives. À cette fin, il existe des normes olympiques, ainsi que des règlements des fédérations de football et de la Ligue des nations elle-même.

Il s’agit d’un abus et d’un acte arbitraire qui attisent la rivalité. En somme, une réaction raciste maladroite et une nouvelle manifestation de haine aux relents fascisants.

 

Aporrea News 06 octobre 2026

 

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