De MINUSTAH à MINUJUSTH

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Les organisations haïtiennes anti-impérialistes doivent continuer à exiger le départ de la force d’occupation jusqu’à ce qu’il ne reste aucun civil aucun policier de cette force sur le sol national. De Minustah à Minujusth, une seule solution, les forces d’occupation doivent partir !

Jeudi dernier 13 Avril, dans une résolution votée à l’unanimité, les 15 membres du Conseil de sécurité des Nations-Unies ont décidé de ne pas prolonger le mandat des forces d’occupation  sous l’ombrelle des Nations-Unies baptisée de Mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haïti (MINUSTAH). En effet,  ils ont décidé « de se retirer progressivement d’Haïti au cours de cette période finale de six mois, et le retrait devant être terminé intégralement au 15 octobre 2017 ».

La Minustah sera remplacée par la Mission des Nations Unies pour l’appui à la justice en Haïti (MINUJUSTH)

Comme quoi à cette date, il n’y aura plus aucun militaire étranger sur le sol d’Haïti ; un projet favorable allant dans le sens des aspirations des masses haïtiennes ; mais pour donner une certaine satisfaction à leurs alliés de la classe dominante paniquée par le départ de la Minustah, ils ont décidé de créer une nouvelle mission de maintien de la paix, plus réduite, cette fois et qui aura pour nom : la Mission des Nations Unies pour l’appui à la justice en Haïti (MINUJUSTH) qui sera dirigée par un Représentant spécial du Secrétaire général des Nations-Unies Antònio Guterres

Ce serait une soi-disant force de police constituée de 980 agents et de 295 policiers hors unités constitués, pour une période initiale de six mois allant du 16 octobre 2017 au 15 avril 2018. Cette force soi-disant d’appui à la justice haïtienne sera également chargée d’aider le gouvernement haïtien à renforcer les institutions de l’état de droit en Haïti; d’appuyer et de développer encore la Police nationale d’Haïti, de suivre la situation en matière de droits de l’homme, d’en rendre compte et de l’analyser. Elle conservera sept des 11 unités de police constituées actuelles de la force d’occupation de la MINUSTAH, déployées dans cinq départements régionaux afin de préserver les progrès accomplis ces dernières années dans le domaine de la sécurité grâce à l’appui opérationnel fourni à la police nationale et le nombre d’unités de police constituées sera réduit en fonction du renforcement progressif de la police nationale sur une période de deux ans.

La cheffe civile de la force onusienne d’occupation en Haïti Sandra Honoré, en conférence de presse

Au cours de cette réunion, la représentante des Etats-Unis à l’Onu NIKKI R. HALEY qui exhibait des photos d’enfants syriens pour accuser le gouvernement d’Assad, voulant manifester un certain équilibre dans sa position décida elle-même de critiquer les actes des casques bleus en Haïti.  Elle déclara que « La MINUSTAH reste aussi synonyme de cauchemar pour de nombreux habitants en Haïti, qui ne pourront jamais oublier et vivront le reste de leur vie avec des cicatrices profondes ». Elle continue pour dire que des « enfants haïtiens abandonnés » et affamés, âgés de 12 ans à 15 ans, ont été attirés par des Casques bleus qui leur offraient des biscuits et des snacks. Le prix élevé de cette nourriture, c’était des abus sexuels » Quelle hypocrisie !

Enfin le lundi 17 Avril, la cheffe civile de la force onusienne d’occupation dans le pays, Sandra Honoré, lors d’une conférence de presse, dans leur quartier général confirma pour la presse haïtienne  que « la composante militaire de la MINUSTAH se retirera progressivement d’Haïti au cours des six prochains mois, le retrait devant être terminé intégralement au 15 octobre 2017».

La représentante des Etats-Unis à l’Onu NIKKI R. HALEY

Les organisations haïtiennes anti-impérialistes doivent continuer à exiger le départ de la force d’occupation jusqu’à ce qu’il ne reste aucun civil aucun policier de cette force sur le sol national. Et de plus, les Nations-Unies doivent payer de leur forfaiture en dédommageant toutes les familles des victimes de l’épidémie de choléra que cette force avait introduite dans le pays sans oublier les victimes d’abus sexuels et autres. De Minustah à Minujusth, une seule solution, les forces d’occupation doivent partir !

 

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